Qu’est-ce qui te rend heureux ?

Ce qui me rend heureux c’est d’être moi

J’ai longtemps eu du mal à répondre à cette question : Qui suis-je ?
Je pensais que je ne savais pas qui j’étais, que j’étais perdu, que j’étais bizarre, pas même capable de dire qui j’étais
Ce n’était rien de tout ça, au contraire
Aujourd’hui j’ai ma réponse, mon explication
Ce n’était pas parce que la question était compliqué, c’est juste parce que ce qu’on est ne peut pas tenir dans une réponse
Le mental inexercé, ou qui n’est pas ouvert à ce genre de possibilité, n’est pas capable de se projeter dans la réponse suivante : Ce qu’on est n’est pas fini, nous sommes infinis

Voila donc un semblant de réponse à la fameuse question : Qui suis-je

Si vous aussi vous vous sentez perdu, si vous ne savez pas qui vous êtes, essayez de concevoir le fait que vous êtes “in-finis”, ne cherchez pas à mettre des bornes là où il n’y en a pas
En partant de là, être moi ça veut dire tellement de choses, ça veut “tout” dire …
Il y a donc une multitude de façons pour que “Je” sois heureux puisque ce qui me rend heureux c’est d’être moi (infini)

Avec le recul je dirais que c’est tellement énorme, qu’il y a tellement de façons (pour rappel on parle d’infini) d’être moi, d’occasions, de nuances où mon moi peut s’exprimer et pourtant ça a été très dur d’être heureux, en tout cas ça n’a pas toujours été facile
Tout ça parce que j’ai passé du temps, beaucoup de temps, à ne pas être moi, à remplir mon être de choses inutiles, qui venaient combler un “vide”
Un vide qui n’était pas là en fait, un vide qui n’était pas réel, que j’avais créé à partir de je ne sais quelle idée, enfin à partir d’une idée plutôt saugrenue …
J’ai cru à un moment donné qu’il me manquait quelque chose, mais en fait il ne (me) manquait rien, j’avais, j’étais déjà tout ce que je voulais être, j’étais déjà moi, illimité, infini, éternel (oui éternel, je reviendrai sur ces notions dans d’autres publications)
Je n’y croyais pas, je ne le ressentais pas, car je ne le voyais pas à l’extérieur, je n’avais pas de preuves …

Vouloir ressentir le bonheur en le voyant à l’extérieur, quelle folle idée !
Un sentiment c’est à l’intérieur, une idée c’est à l’intérieur, alors pourquoi chercher ce qui est intérieur à l’extérieur …
Quelle folle idée, n’est-ce pas ?

En fait quand on regarde dans la bonne direction (vers l’intérieur et non pas vers l’extérieur) les preuves qu’on recherche ne sont pas vraiment des preuves mais plutôt des créations, les projections, les effets de notre “intérieur”, de nos pensées, de notre Être

Mais ça je ne le savais pas, j’en ai pris conscience il n’y a pas si longtemps
Et même si ce n’est qu’une croyance, qu’une conviction, je préfère de loin une conviction qui me porte plutôt qu’une conviction ou la vérité d’un autre qui me dessert
Vous n’avez pas besoin d’y croire ou d’essayer de comprendre. Vous pouvez simplement vous poser cette question en toute bienveillance : Où ressent-on le bonheur ?

J’aimerai épargner à ceux qui le souhaitent des souffrances et une perte de temps inutile. Toutefois, chacun reste libre de faire son propre chemin

Pour prendre conscience de cette évidence (le bonheur ainsi que sa source à l’intérieur), il m’a fallu alors faire le tour de ce que j’avais créé pour combler le vide et ensuite faire le tour du vide lui-même
J’ai compris que ce vide était irréel avec ce simple raisonnement : Quand on a “tout” et que malgré “tout” on est vide, malheureux, on ne peut que conclure au final que “tout” n’est “rien” …

Toutes nos “choses” sont en fait ce grand vide, un grand rien, in-signifiant, sans aucun sens pour l’âme, la conscience, l’Être, appelez ça comme vous le voulez
Par contre pour le mental, pour l’ego, c’est tellement de “choses”, tellement d’occasions d’être soit-disant heureux

Ce gros tas de choses que l’on assimile au bonheur est trompeur, car il donne l’impression qu’il est quelque chose, par son opulence, la difficulté à l’acquérir et à le préserver, les “récompenses” qu’il offre, mais en définitive (et donc depuis le début) il n’est rien
Ça explique peut-être pourquoi toutes ces choses, matérielles, physiques et mentales nous rendent fous : Courir après un grand tout qui n’est rien, ni au départ ni au final, si ce n’est pas de la folie, qu’est-ce donc ?

D’où vient cette folie et pourquoi perdure t-elle ? Comment s’en échapper ?

Tout cela c’est la “faute” d’une idée, un petit grain de sable qui veut balayer les océans, chambouler la Terre entière, redéfinir l’univers tout entier

Pourtant un petit grain de sable ne reste qu’un petit grain de sable malgré toute la conviction qu’il peut avoir

C’est donc une simple idée qui a généré toute cette folie, une idée sans signification, sans bon sens : Il me manque quelque chose

Après des années de recherche du bonheur, j’avais réussi à “tout” obtenir, enfin à peu près tout. Toutes ces choses qu’on nous enseigne dans les livres, dans les médias. Tous ces messages qu’on nous répète durant notre enfance et encore plus tard quand on est devenu de “grands enfants”. Toutes ces choses qu’il faut posséder pour briller en société, pour être épanoui, pour avoir une vie comblée, enfin … soit-disant

Par “malheur” j’ai réussi à dénicher mon “tout”, bien à moi et une fois que j’ai eu tout, j’ai alors réalisé que je n’avais rien, enfin rien qui n’arrivait à la cheville de l’essentiel, donc rien de réellement utile ou important. Des distractions, des passes-temps, des trompes l’œil, des bouches trous, des rustines, des substituts, voila ce que j’avais

A force de nourrir mon Être de cette façon, il est arrivé ce qui devait arriver : J’ai rempli tout mon espace de vide, de choses sans intérêt pour “l’Être” et j’ai ressenti le plus grand manque, la plus grande faim, une faim que je n’avais encore jamais ressenti de toute ma vie, en tout cas pas aussi intensément

Quand j’ai (du) embrassé (par la force des choses) ce vide, alors j’ai découvert quelque chose que je ne connaissais pas, quelque chose qu’on ne nous apprend pas, ou peu

J’ai vu le vrai visage du vide, ce qu’il cachait : L’infini, mon “infinitude”

J’ai vu un point où tout se retrouve, où tout démarre. Dit comme ça, ça parait étrange ou encore plus fou que la folie précédemment décrite

C’est pourtant bien loin d’être un délire spirituel, ou le résultat d’un gros pétage de plomb, enfin … j’ai l’impression d’être encore sain d’esprit

Dans ce vide alors la vérité a pu rentrer, en un instant. En fait elle était déjà là, ma vérité. Il fallait juste lever ce petit voile de folie pour qu’elle jaillisse

Le vide (le vrai) est en fait l’infini, toutes les possibilités réunies en un point, l’infini est notre vérité, l’infini est ce que nous sommes

Encore une fois, croyance ou pas, je préfère me voir infini que limité …

En un instant, “tout” est devenu possible, palpable, “tout” est apparu comme une réponse évidente, alors que j’avais jusque là passé ma vie à chercher, une réponse unique, une solution miracle. Il n’y a pas de solution miracle, parce que “tout” est possible

Tout s’est révélé en un point, mon centre, à travers un instant magique, un instant “saint” (et je pèse mes mots): (certains l’appellent) Le moment présent …

Ma vérité a jaillit de ce point, de ce centre. Elle s’est alors étendue, exprimée, rencontrée elle même et ainsi l’infini a pris tout son sens

Quand parfois je me demande comment j’ai pu passer à côté de cette évidence (tout est possible, je suis, nous sommes tout), je souris car ce n’est pas bien grave au fond, en un instant tout à changé, le passé comme le futur

Je m’étais juste trompé sur une chose, sur cette simple idée, ce petit grain de sable : Il me manque quelque chose

Qu’est ce qui te rend heureux ?

Aujourd’hui je me pose une seule question : Est-ce que c’est moi ? (Chacun trouvera sa formulation)

Est-ce que je me reconnais dans cette situation, est-ce que j’aime ça, est-ce que je veux ça, est-ce que c’est ça la vie que je veux vivre, ici et maintenant ?
Vous remarquerez que je parle au présent …

Il n’y a pas de réponses autres que oui ou non
Pas de peut-être, pas d’à peu près, pas de concession
La nuance comme la concession sont tentantes je l’avoue
Mon discours peut paraître radical, dénué de sens, fou, irrationnel, mais c’est un choix et il doit être clair, sans équivoque
La vérité n’est-elle pas Une, par définition, claire et sans équivoque
Il n’y a pas de demi vérité ou de demi mensonge
Quand on commence à nuancer, à accepter un peu de ce qui n’est pas sa vérité, c’est tout simplement du mensonge, un mensonge à propos de soi, à propos de l’Être
Comment être heureux si on n’accepte qu’un bout de bonheur ?
Le bonheur est alors partiel, cela implique donc qu’une partie du bonheur n’est pas le bonheur
De ce fait comment faire confiance au bonheur si le bonheur lui-même n’est pas ce qu’il est, Un, entier, fort de sens, clair, tel une lanterne qui nous guide dans l’obscurité
Comment être soi si on accepte d’être aussi autre chose que soi, ne serait-ce qu’un peu ?
Il n’y a pas de doute à avoir, il n’y a pas grand chose à faire en fait
Il n’y a qu’une chose, non pas à faire, non pas à chercher
Il y a juste à voir, accepter, reconnaître, se souvenir, contempler : Être

Voir ce n’est pas percevoir
Voir c’est regarder à l’intérieur alors que percevoir c’est regarder à l’extérieur
Percevoir c’est juger, condamner
La perception doit laisser place à la vue véritable, au pardon
Condamner l’extérieur c’est condamner l’intérieur et inversement
Pardonner l’extérieur c’est pardonner l’intérieur et inversement
Pardonner c’est accepter de voir, d’ôter tout jugement
Pardonner c’est faire le vide et laisser ce vide devenir l’espace de l’infini, l’espace de la vérité
Voir c’est se regarder soi-même, reconnaître, se reconnaître
Voir c’est créer
Voir c’est aimer
Aimer c’est être
Être c’est aimer

À chaque fois que je fais un peu de vide dans mon mental
À chaque fois que je déleste mon ego
Je nourris mon Être
Alors un peu plus de vérité peut sortir, entrer
Il y a une façon de résumer à la fois “Tout” et “l’Infini”
Il n’y a qu’à dire ceci :
“Je Suis”

(Merci à Nicolas pour cette belle question et à mon chien Juke pour la photo)

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