Le temps : cette invention qui nous fait souffrir

Le temps qui passe, le temps qu’il fait …
Si vous aussi vous êtes en retard, ou n’avez jamais assez de temps, si parfois au contraire, vous vous ennuyez et trouvez le temps long, vous êtes en droit de vous demander ce qui se passe ?
Selon le moment, les heures, les minutes, les secondes, tout semble se confondre …
Les heures comme des secondes quand mon cœur est en joie, les minutes comme des siècles quand le bonheur tarde à montrer son nez …
C’est dans l’attente que l’on trouve le temps long, n’est-ce pas ?

Peut-on réellement manquer de temps ?
Le temps nous manque quand on croit en manquer, quand on aimerait savourer le moment présent.
Au lieu de vivre ce moment présent intensément, on l’oublie au détriment d’un futur, hypothétique, irréel, fruit de nos désirs, de nos fantasmes, qui devrait nous combler et qui, quand il arrive, passe trop vite et nous fait miroiter un autre futur encore plus beau mais toujours aussi incertain, ou fini par nous décevoir car il devient à son tour un autre moment présent qu’on ne reconnaît pas, qu’on ne vit pas …
Et je ne parle même pas du passé dans lequel on a pris l’habitude de ranger tous les moments présents que l’on a pas su apprécier et vivre … au moment, au temps adéquat … c’est-à-dire au présent …

Peut-on réellement trouver le temps long ?
Demandez à un oiseau quelle heure il est, il vous répondrait : “il est l’heure”
Il n’existe pas d’horloge dans la nature, pour un insecte un jour est une éternité, pour une fleur une saison est une vie …
Nous avons créé cette notion, certes parfois utile, pour nous repérer dans cet infini qu’est la vie et mieux interpréter les cycles de changements perpétuels de la nature.
Nous l’avons créé mais nous avons fait l’erreur fondamentale suivante : la naissance est le début, la mort est la fin.
Nous sortons du ventre de notre mère et c’est parti, la course folle commence, c’est le début de la fin …
Heureusement nous réalisons de plus en plus que la mort telle que nous la connaissons, n’est plus perçue comme “la” fin, mais dorénavant comme “une” fin … Ça change la donne, non ?
Si le temps est irréel, notre souffrance et notre dépendance au temps sont donc également irréelles.
Toutes les souffrances que nous croyons vivre durant ce moment que nous appelons “vie” sont donc elles aussi irréelles.
N’est-ce pas une bonne nouvelle ? Reste maintenant à faire de tout ça ce que nous avons fait avec “le temps”, c’est à dire créer cette nouvelle croyance, cette nouvelle “réalité”.
Ce n’est toutefois en aucun cas une obligation, juste une invitation. Comment créer cette réalité ? Tout simplement en y croyant …

Ce que nous croyons devient vrai, vous l’avez remarqué ?
Vous souvenez-vous avoir défendu une idée, une certitude, vous être battu pour elle, jusqu’à vous rendre compte ou qu’on vous démontre que vous vous étiez trompé et “auto-persuadé” …
Impressionnant non ? Pendant un instant vous vous êtes même senti comme perdu ou vidé suite à cette prise de conscience …
On croit dur comme fer et en un instant une certitude s’envole … Comme quoi …

Ce qui est vrai est au final parfois bien irréel …
Les mécanismes et dérives sont les mêmes quand on parle du temps qu’il fait et de la météo.
Qui a dit que la pluie était synonyme de mauvais temps ?
N’y a-t-il pas des peuples et des espèces qui prient pour recevoir cette offrande venue du ciel si rare et précieuse à leurs yeux ?
Quel est le vrai but des “catastrophes” naturelles ? Faire souffrir, éradiquer ou nettoyer, purifier ?
Qui a dit que le soleil était synonyme de beau temps ?
Avez vous déjà eu des coups de soleil, des insolations, vécu la sécheresse, connu des terres arides où vivent malgré tout des peuples et des espèces en parfaite symbiose …
Ceux qui jugent le temps ne sont-ils pas ceux qui sont impuissants et ne savent pas comment se comporter face à ses différents visages et expressions ?
Le “temps” nous offre des présents que nous devons apprendre à interpréter et exploiter.
La souffrance survient quand on veut lutter contre les flots alors que nous devrions surfer sur la vague, quand on veut enlacer le soleil alors qu’on devrait le laisser doucement nous caresser, nous effleurer de sa douce chaleur …

Au lieu de juger “le temps”, d’essayer de le contrôler, le maîtriser, puisqu’il est si changeant, si variable, ne devrions nous pas nous contenter de le vivre, de “vivre” ?

Et vous ? À quel “temps” vivez vous ?
Au passé, à l’imparfait, au conditionnel, au plus-que-parfait, à l’impératif, au futur … ou au présent …

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